Le contraire de l’inclusion, ce n’est pas l’exclusion

Je travaille dans un domaine où l’emploi et les personnes handicapées se croisent, ce qui me donne l’occasion de dialoguer avec des penseurs ayant différents points de vue. Cet automne, j’ai assisté à la conférence DEEP (Designing Enabling Economies and Policies, ou conception d’économies et de politiques habilitantes) de l’Université de l’EADO. Parmi les sujets abordés, il y avait l’intelligence artificielle (IA) et la mesure dans laquelle elle perpétue les préjugés humains; les différences de l’accès cognitif et de l’apprentissage; et une introduction aux avantages et aux inconvénients des plates-formes coopératives. Toutefois, c’est le commentaire du modérateur d’un atelier, Kevin Stolarick, qui m’a vraiment interpellé : « Le contraire de l’inclusion n’est pas l’exclusion. C’est l’apathie. »

Ce commentaire m’a rappelé un exposé de TEDx en 2010 par Dave Meslin, un « fauteur de trouble professionnel » qui prétend que l’apathie n’existe pas vraiment, mais que nous décourageons plutôt activement l’engagement civique. Est-ce que cela pourrait être vrai lorsqu’on parle d’inclusion des personnes handicapées?

Lorsque je parle aux employeurs, je trouve rarement qu’ils essaient activement d’exclure les personnes handicapées de leurs organisations. Le plus souvent, l’inclusion des personnes handicapées leur semble une tâche trop colossale à entreprendre, ou la question n’est pas ce qu’il y a de plus important dans leurs activités quotidiennes, ou encore, parler de l’incapacité les rend mal à l’aise et ils craignent que leurs efforts pour embaucher des personnes handicapées échouent.

Le milieu encourageant l’emploi de personnes handicapées est fragmenté. On y trouve plusieurs groupes bien intentionnés qui rivalisent les uns avec les autres pour obtenir du financement, du temps et de l’attention. Toutefois, ils manifestent rarement la volonté de travailler ensemble pour qu’il soit plus facile pour les entreprises d’embaucher des personnes handicapées. Leur but devrait être d’aider les entreprises à comprendre les avantages que présente l’emploi de personnes handicapées et de créer des démarches claires pour que les entreprises embauchent des personnes handicapées. En travaillant dans nos silos, nous ne faisons qu’encourager l’exclusion, ou pire encore, l’apathie.

Il y a quelques lueurs d’espoir à l’horizon. Si vous voulez comprendre comment les #ProfitsInclus peuvent faire partie des avantages que vous pourriez tirer de l’inclusion, consultez les ressources et les organisations suivantes : Entreprises Canadiennes SenseAbility, DiscoverAbility Network et Optez pour le talent.